CHANSONS ET TEXTES DE PATRICE GOYAUD
ZORRO D’EVIERS
Zorro a peur le soir
Quand il est dans le noir
Il a perdu son lasso
Zorro a mal aux pieds
A force de marcher
Son cheval a mis l’embargo
Il lui a dit « mon vieux,
J’en ai marre de trimer
Donne moi ma part de blé
Où je vais t’envoyer l’huissier »L’huissier est arrivé pour poser les scellés
Sur tout son attirail
Qu’il avait acheté
A très très bon marché
Pour traquer la canaille
Il avait une épée
Qui ne lui servait plus
Car elle s’est gondolée
Un jour qu’il avait un peu pluZorro, Zorro
Viens ici t’es mal fagoté
On ne te vois plus le bout du nez
Sous ton masque tu n’es pas lavé
Ca va te donner de l’acné
Il faut faire du vélocipède
Ou bien manger du pain complet
Pour devenir un grand dadais
Tout plein d’idées (bis)
Zorro n’a plus d’espoir
On ne va plus le voir
En lui criant « au secours »
Sa dulcinée lassée
L’a viré du foyer
Lui claquant la porte au nez
Elle a dit « plus de chèques
Les fonds aussi sont secs
Avec tes belles idées
On n’a jamais de quoi manger »Alors il a songé
A se moderniser
Il est devenu plombier
Un nouvel attirail
Pour traquer la canaille
Qui bouche les éviers
Il troqua son épée
Contre une vraie ventouse
Pour traquer sans pitié
Tous les éviers de ToulouseZorro, Zorro
Tu es le nouveau chevalier
Du sanitaire et du bidet
Sur ton baudet tu badinais
Dans les bidets tu m’as botté
Tu ers beau comme une savonnette
Presque aussi beau qu’une camionnette
Avec ton dentier chromé (bis)
.L’AME DU BLUES.
Du paysan qui trime au champ de coton
Au mécano qui nourrit la loco en charbon
Du delta du mississipi jusqu’à la Louisiane
C’est tout un peuple qui chante pour sauver son âmeDans les rues de Harlem la vie n’est pas facile
On se fait dézinguer pour un battement de cil
Du pont de Brooklyn jusqu ‘au bas Manathan
C’est tout un peuple qui lutte pour sauver son âmeDe l’émigré en France qui n’a pas de boulot
Et zone à Barbès en lisière du métro
Qui n’a plus que sa came à dealer dans une rame
C’est tout un peuple qui ne veut pas perdre son âmeSi tu vis à Marseille, squattant les quartiers nord
Que ta peau est si sombre, ne pleure pas sur ton sort
Il te reste le rap, les casses ou bien le foot
Pour changer ton destin, redessines ta routeMon frère toi le black, ne renie pas ta race
Tu n’es pas un trimard, regarde la vie en face
Les p’tits blancs qui s’la pètent c’est franchement abusé
Tu vaux mieux que dealer de quoi s’faire un tarpé.
.Ame-Soeur.
La lune descend sur mes rêves De mon sommeil tu es la reine Dedans mon corps coule la sève Qui m’aide à atténuer ma peineMes pensées s’envolent vers toi Vibrantes et remplies de l’émoi Qu’anime au profond de mon être Ton visage que je vois paraîtreDis-moi mon amie , ma sœur Il est vrai que pour bien longtemps Il n’y aura parole de nos cœurs Que par nos rêves offerts au ventCette idée m’aide à l’espérance Mais dis-moi mon amie, ma sœur Aurai-je un jour la chance De te revoir en ma demeure ?
REFRAIN. Tendre princesse de mon cœur Je t’ai donné mon âme sœur Penses-tu à nous de si loin ? Que penses-tu de nous, est-ce bien ?
Cette demeure est mon amour Quand deux cœurs vibrent à l’unisson Elle grandit de jour en jour, Elle est à l’abri des saisonsJe veux t’aimer sans rien attendre Sans rien demander en retour Seul ton bonheur saura me rendreLa joie dans le cœur à ce jour.
.By Patrice Goyaud.